
« Par conséquent, j’en déduis que analogiquement, tous êtres organiques qui aient jamais vécus sur cette terre soient descendus probablement de quelque forme primordiale dans laquelle la vie a été insufflée. »
- Secrets de tournage
Le retour du duo Jonze-Kaufman
Tourné en 2002, Adaptation marque les retrouvailles de Spike Jonze avec son scénariste Charlie Kaufman, trois ans après Dans la peau de John Malkovich qui avait glané trois nominations aux Oscars 2000. Les deux compères avaient également collaboré sur Human Nature de Michel Gondry, écrit par Charlie Kaufman et produit par Spike Jonze.
Réalité ou fiction ?
Alors que son scénario de Dans la peau de John Malkovich est en train d'être tourné par Spike Jonze en 1999, Charlie Kaufman reçoit une proposition d'adaptation du roman Le Voleur d'orchidée de Susan Orlean. Malgré tous ses efforts et les pressions de son producteur Ed Saxon, le scénariste n'arrive pas à transposer le livre en scénario de cinéma. Jusqu'au moment où germe l'idée de se mettre lui-même en scène, dans l'exacte position où il se trouve, coincé dans son projet d'adaptation comme expliqué ci-dessus. Réalité et fiction se brouillent
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- Charlie KAUFMAN, scénariste de génie, ne peut se contraindre à faire des scénarii de premier ordre…. déjà très connu, brillant, il penche vers le perfectionnisme.
Il recherche pour son prochain scénario quelquechose de différent qui se veut original, avangardiste. Excès de prétention ou génie ? - Il va tout au long de ce film nous plonger tour à tour dans la peau d’un Charlie KAUFMAN indécis,jaloux d’un frère jumeau, en proie à d’immenses doutes sur tout. : l’humanité ; la raison de vivre ; la passion qui nous anime ou ne nous anime jamais.
Le film reste un film de réflexion , à mi chemin entre le documentaire, l’autobographique de Kaufman et le monde difficile de l’accouchement d’une création artistique, en l’occurrence le scénario qui en ressort, entre-coupée des douleurs du monde, de toutes nos douleurs….. - On en sait pas si ce Kaufman a réellement un « jumeau » dans la vie, ou s’ il a été inspiré par une partie de lui qu’il refoulait parce qu’il la detestait -Donald l’intégré/Charlie le névrosé, ou bien s’il s’inspire du dédoublement de la personnalité comme il nous le suggère avec le scénario de THE 3, toujours est il, qu’il se fait aider dans le film par son jumeau, dont il est jaloux et qu’il déteste pas mal, son opposé. Opposé qu’il supprime de la fin de son scénario… chargé de tout ce que ce double de lui-même, lui a enseigné.
- Si ce film nous fait assister à cet accouchement artistique on est en droit de supposer qu’une seconde naissance donnera vie à un être différent, un homme qui se sera adapté au monde qui l'entoure....
"Je commence à
comprendre
pourquoi il est important d’aimer passionnément quelqu’unc’est que :
ça réduit le monde
à des dimensions plus faciles à
gérer…. "
Hauts en couleurs, les personnages, être vivants ou végétaux, s'imbriquent tour à tour dans l'histoire. Tout semble se lier et construire l'histoire. On recconnait là le génie de Kaufman. Le temps n'a pas d'importance. Il semble que l'intemporel soit le "juste ingrédient" qui assaisonne l'âme de Charlie.
- un voleur d'orchidées
- un écrivain
- des crocodiles
- des orchidées
- et puis l'orchidée fantôme ; cette fleur semble être une fleur de quête « saint graalique » si on peut dire.
- quelques lignes de drogue... verte comme plante
- et puis un dernier acte... si différent du reste du film. (comme suggéré par un personnage)
C'est avec des phrases mythiques que Charlie arrivent à construire ce gigantesque édifice de scènes, mises les unes après les autres.
- et cette fameuse voix OFF qu'un personnage qualifie de nulle...et qui pourtant nous berce et nous inquiète autant....
Ceci expliquant cela, on arrive à la fin impensable et pourtant hyperlogique que nous voyons se profiler : Charlie se trouve enfin et nous laisse imaginer ......à l'américaine le happing ending.
Vouloir
une chose
autant
que ces gens veulent ces plantes .
l’on ressent
quand on aime passionnément
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Charlie le sait maintenant,
